Deux des hommes aux regards passionnés et passionnant du bar... Je suis figée sous leurs yeux bleus, charismatiques. iL me semble qu'ils m'ont également reconnue. Leur allure est envoutante elle aussi, ils ressemblent tout simplement à des dieux.
Je suis bouche bée et transie de surprise et de gêne. Tous deux fument encore et me couvent de leurs regards chaleureux... Ses yeux... On pourrait s'y noyer. Le plus petit m'a l'air aussi timide que moi, l'autre m'adresse alors la parole :
« Je m'appelle Till, lui c'est Richard. Belle nuit étoilée non ? » dit-il, un sourire sarcastique en coin.
« Moi : Je... Je vous remercie pour... l'incident de ce soir. Je ne sais pas ce qu'il se serait passé si vous n'étiez pas intervenus... »
Till me sourit, et lentement, saisit mon bras droit, remontant ma manche le long de mon avant-bras, tout en continuant de m'observer. J'étais fascinée par la douce dextérité de son geste... Son visage s'incline afin d'observer discrètement les hématomes violets au niveau de mes veines. Un rictus de peine se dessinait sur son front, tandis que j'étais envahie d'un sentiment de honte mêlé au dégoût de ses marques de piqures. iL l'aperçoit alors, et me dit presque naturellement :
« Je n'ai jamais réussi à me piquer en me servant de ma main gauche »
Je baissais la tête, honteuse et gênée... Richard, qui n'avait rien dit jusque là, soulève délicatement mon menton de sa main, plonge ses yeux bleus dans les miens, et me dit tristement :
« C'est réellement dommage... »
Je détourne la tête... iL a raison. Je ne peux pas en supporter plus.
Je les abandonnais ici en prenant la rue. En rentrant chez moi, je m'effondre sur mon lit, en pleurs. J'avais vraiment pitié de moi, et j'étais en colère... Tout en moi n'est que soumission et lâcheté. Je suis damnée, damnée... Entre mes poings, je serre avec fureur les coins de mon oreiller, la tête enfouie dedans. Si mes parents me voyaient, ils auraient honte de moi. Je me dégoûte.
Je me suis endormie avec leur visage dans les yeux. Malgré ma peine et ma frustration, ma nuit a été douce, chaleureuse. Comme leurs sourires.
le lendemain.
Je me réveille soudainement. La lumière m'éblouit et de légers spasmes animent mes mains et mes pieds, mes dents claquent. Avec les évènements d'hier soir, je ne me suis pas rendue compte que je n'avais toujours pas pris d'H. Avec de légers sursauts, je me rends jusqu'à ma salle de bain et saisis la boîte de Valeron.
« Vide.... » Horreur.
Je jette un coup d'½il à la pendule : 10Hoo. iL faut que je trouve un dealer d'ici quelques heures, je suppose que Kerstin ne voudra plus avoir à faire avec moi depuis hier...
« A moins que j'aille à la pharmacie... »
Idée idiote, aujourd'hui est un samedi, les pharmacies sont fermées. Je saisis mon front, ma main toujours tremblante, ma tête tourne. J'ai envie de gerber. Dernière solution : m'assommer à coup de somnifères. J'avale plusieurs cachets de ce remède de fortune et m'affale de nouveau sur mon lit encore tiède.
21Hoo
Une nouvelle fois, je me réveille. Je suis encore assommée, ma tête est affreusement lourde, j'ai très soif. Je termine la bouteille de vodka, enfile en vitesse mes fringues et rejoins le bar. Je flotte dans une autre dimension.
Mes deux collègues gogo danseuses comprennent tout de suite l'origine de mon état. De loin, leurs voix désolées m'annoncent qu'elles n'ont pas d'héro sur elle mais qu'elles m'en fourniront dès que possible. Les spasmes envahissent toujours mes mains et ma gorge.
Difficilement, je me maquille, essayant de contrôler mes tremblements. Mes yeux sont injectés de sang. Malgré moi, je commence à paniquer. Vivement que mon show soit fini, je me dépêcherai de faire le nécessaire pour me sortir de cet état. Heureusement, ce soir je suis la première à danser.
Sur la petite scène où émerge une grande barre métallique, la lumière est tamisée. J'ai beaucoup de mal à tenir debout sur mes talons, je m'accroche du mieux que je peux à la barre... Mes yeux s'agitent vers tous les visages, et les spasmes reprennent, deviennent de plus en plus violents... Ils envahissent mes jambes, me forçant à fléchir mes genoux. Je suis pliée en deux, essayant de m'accrocher à la barre. Je ne distingue plus le haut du bas, les tremblements se font de plus en plus répétés et envahissent mes bras, ma colonne vertébrale entière... Je suis une bombe à retardements. Je panique, mes yeux sont fixés sur les néons du plafond, mes dents mordent l'intérieure de mes joues et ma langue, un goût de sang m'envahit... J'entends au loin des voix qui s'affolent. Je ne contrôle plus mon corps en crise et tombe à terre.
Le néon m'éblouit puis je vois un visage se poser au dessus du mien...
Till...
« Ne t'inquiètes pas »
Je me sens être soulevée, comme si je pesais aussi léger qu'une poupée de chiffon... Mes spasmes continuent de plus belle, je sens mes muscles se raidir l'un après l'autre, ça me fait mal. Puis, le noir.
Je suis bouche bée et transie de surprise et de gêne. Tous deux fument encore et me couvent de leurs regards chaleureux... Ses yeux... On pourrait s'y noyer. Le plus petit m'a l'air aussi timide que moi, l'autre m'adresse alors la parole :
« Je m'appelle Till, lui c'est Richard. Belle nuit étoilée non ? » dit-il, un sourire sarcastique en coin.
« Moi : Je... Je vous remercie pour... l'incident de ce soir. Je ne sais pas ce qu'il se serait passé si vous n'étiez pas intervenus... »
Till me sourit, et lentement, saisit mon bras droit, remontant ma manche le long de mon avant-bras, tout en continuant de m'observer. J'étais fascinée par la douce dextérité de son geste... Son visage s'incline afin d'observer discrètement les hématomes violets au niveau de mes veines. Un rictus de peine se dessinait sur son front, tandis que j'étais envahie d'un sentiment de honte mêlé au dégoût de ses marques de piqures. iL l'aperçoit alors, et me dit presque naturellement :
« Je n'ai jamais réussi à me piquer en me servant de ma main gauche »
Je baissais la tête, honteuse et gênée... Richard, qui n'avait rien dit jusque là, soulève délicatement mon menton de sa main, plonge ses yeux bleus dans les miens, et me dit tristement :
« C'est réellement dommage... »
Je détourne la tête... iL a raison. Je ne peux pas en supporter plus.
Je les abandonnais ici en prenant la rue. En rentrant chez moi, je m'effondre sur mon lit, en pleurs. J'avais vraiment pitié de moi, et j'étais en colère... Tout en moi n'est que soumission et lâcheté. Je suis damnée, damnée... Entre mes poings, je serre avec fureur les coins de mon oreiller, la tête enfouie dedans. Si mes parents me voyaient, ils auraient honte de moi. Je me dégoûte.
Je me suis endormie avec leur visage dans les yeux. Malgré ma peine et ma frustration, ma nuit a été douce, chaleureuse. Comme leurs sourires.
le lendemain.
Je me réveille soudainement. La lumière m'éblouit et de légers spasmes animent mes mains et mes pieds, mes dents claquent. Avec les évènements d'hier soir, je ne me suis pas rendue compte que je n'avais toujours pas pris d'H. Avec de légers sursauts, je me rends jusqu'à ma salle de bain et saisis la boîte de Valeron.
« Vide.... » Horreur.
Je jette un coup d'½il à la pendule : 10Hoo. iL faut que je trouve un dealer d'ici quelques heures, je suppose que Kerstin ne voudra plus avoir à faire avec moi depuis hier...
« A moins que j'aille à la pharmacie... »
Idée idiote, aujourd'hui est un samedi, les pharmacies sont fermées. Je saisis mon front, ma main toujours tremblante, ma tête tourne. J'ai envie de gerber. Dernière solution : m'assommer à coup de somnifères. J'avale plusieurs cachets de ce remède de fortune et m'affale de nouveau sur mon lit encore tiède.
21Hoo
Une nouvelle fois, je me réveille. Je suis encore assommée, ma tête est affreusement lourde, j'ai très soif. Je termine la bouteille de vodka, enfile en vitesse mes fringues et rejoins le bar. Je flotte dans une autre dimension.
Mes deux collègues gogo danseuses comprennent tout de suite l'origine de mon état. De loin, leurs voix désolées m'annoncent qu'elles n'ont pas d'héro sur elle mais qu'elles m'en fourniront dès que possible. Les spasmes envahissent toujours mes mains et ma gorge.
Difficilement, je me maquille, essayant de contrôler mes tremblements. Mes yeux sont injectés de sang. Malgré moi, je commence à paniquer. Vivement que mon show soit fini, je me dépêcherai de faire le nécessaire pour me sortir de cet état. Heureusement, ce soir je suis la première à danser.
Sur la petite scène où émerge une grande barre métallique, la lumière est tamisée. J'ai beaucoup de mal à tenir debout sur mes talons, je m'accroche du mieux que je peux à la barre... Mes yeux s'agitent vers tous les visages, et les spasmes reprennent, deviennent de plus en plus violents... Ils envahissent mes jambes, me forçant à fléchir mes genoux. Je suis pliée en deux, essayant de m'accrocher à la barre. Je ne distingue plus le haut du bas, les tremblements se font de plus en plus répétés et envahissent mes bras, ma colonne vertébrale entière... Je suis une bombe à retardements. Je panique, mes yeux sont fixés sur les néons du plafond, mes dents mordent l'intérieure de mes joues et ma langue, un goût de sang m'envahit... J'entends au loin des voix qui s'affolent. Je ne contrôle plus mon corps en crise et tombe à terre.
Le néon m'éblouit puis je vois un visage se poser au dessus du mien...
Till...
« Ne t'inquiètes pas »
Je me sens être soulevée, comme si je pesais aussi léger qu'une poupée de chiffon... Mes spasmes continuent de plus belle, je sens mes muscles se raidir l'un après l'autre, ça me fait mal. Puis, le noir.
4 chapitres en une soirée, c'est beaucoup, je pense pa tenir la route longtemps comme ça =P
il faudra attendre un tout petit peu pour la suite...
10 cOms ?
il faudra attendre un tout petit peu pour la suite...
10 cOms ?