Bip.
Bip.
Bip.
Bip.
Bip.
Bip.
Bip.
Ce petit bruit me tire de mon sommeil. J'entrouvre légèrement mes paupières collées... Une lumière blanche et rayonnante m'aveugle. Peut-être que je suis morte... Peut-être que je suis au paradis. Bip. D'ailleurs je me sens complètement engourdie. Mes membres sont lourds. J'ouvre enfin les yeux. Bip. Je suis allongée sur un lit d'hôpital.
J'observe la pièce, et m'observe... Des cathéters sont posés dans mes veines, je sens un tuyau remontant dans mon nez. Je ne sais même pas depuis combien de temps je suis ici.
C'est à ce moment qu'une grande infirmière entre, le sourire aux lèvres, un bloc notes dans la main.
« Elle : Bonjour Kay, comment te sens-tu ?
Moi : un peu engourdie, mais je vais mieux, merci. Depuis combien de temps suis-je ici ?
Elle : Tu es restée inconsciente pendant 72h. Tu pourras remercier tes amis, j'imagine que sans eux, tu serais morte. »
J'acquiesçais en silence.
« Elle : Tu es dépendante et accoutumée à l'une des drogues les plus dangereuses. Si tu l'acceptes, on peut te rendre ton indépendance et ta liberté. Ce sera dur, mais le sevrage durera tout au plus un an. Je te laisse réfléchir...
Moi : J'ai déjà pris ma décision... Sauvez-moi. »
Elle me sourit, sincèrement heureuse.
« Elle : Tes trois amis seront là d'ici quelques instants, ils tenaient à te voir dès ton réveil. (elle se penche un peu vers moi, et chuchotant, des étoiles dans les yeux :) Tu en as de la chance... iLs sont absolument magnifiques. »
Je souris intérieurement. Les fois où je les avais aperçus, ils étaient plongés dans l'obscurité, et pourtant j'avais été bouleversée par leur charisme. Je m'endors sur cette image angélique.
Il m'a semblé que je me réveillais seulement quelques minutes plus tard quand la même infirmière m'annonce la venue de mes sauveurs. Un souffle de stress me fit frissonner, je sens alors mes joues rougir légèrement.
Encore une fois, mes yeux sont aimantés vers les trois silhouettes que je pouvais enfin apprécier dans la lumière de la chambre. Till a de magnifiques cheveux bruns foncés, presque noirs, tout comme Richard. Le dernier est le plus petit, ses cheveux étaient dorés et courts, il me rappelle Kerstin. Tous les trois possèdent de jolis yeux bleus/gris posés sur moi, attendris. Cette vision est incroyablement apaisante. Le dernier, tout sourire, brise le très court silence attirant une chaise vers lui :
« Salut ! Je vois que tu vas un peu mieux, ah pardon ! Je ne me suis pas présenté... Moi c'est Paul. Le patron du bar nous a dit que tu t'appelais Kay, c'est joli. Ca te dérange si on s'assoit cinq minutes ? »
Sa voix est très douce, il me faut quelques secondes pour me retirer de ces rêveries.
« Moi : Oui, oui bien entendu ! Restez, je vous dois bien ça... C'est généreux de votre part, surtout qu'on ne s'est jamais vu auparavant...
Richard : Tu sais, on est tous plus ou moins passé par là, le minimum qu'on peut faire c'est te tirer de là. »
Associant le geste à la parole, il pose sa main tiède sur la mienne, et m'inonde de chaleur. Je me sens transportée de bien être. Un bien être sain. Enfin. Ce fut au tour de Till de prendre la parole de sa voix calme et pesante.
« Till : On te soutiendra pendant les prochains mois, tu peux compter sur nous. »
Les deux autres acquiescent d'un grand sourire encourageant. C'est étrange de se sentir motivée par la présence réconfortante de trois inconnus bienfaiteurs.
Les interrompant, l'infirmière annonce que la visite est terminée pour aujourd'hui, que j'ai besoin de repos, que trop d'excitation est mauvais. iLs m'abandonnent avec déception, je les regardent passer la porte, toujours animée de cette sensation de plénitude qu'ils m'avaient délivrée.
25 décembre 1993
C'est ma troisième semaine de sevrage. On m'a dit que les premiers mois étaient les plus durs, je dois être coriace. Les derniers mois ne servent qu'à s'assurer que je ne retombe pas dans la dépendance. Je me bats, et je suis soutenue comme jamais je ne l'ai été depuis que mes parents sont décédés. Aujourd'hui, j'attends une visite que l'on m'a promise. Je suis impatiente comme à chaque fois.
Till, Richard et Paul sont venus régulièrement me rendre visite. On se parle comme si on était de vieux amis. Comme si on avait vécu la même chose, qu'on avait traversé le même genre d'épreuves. C'est rassurant d'être ainsi épaulée.
Je jette un coup d'½il au réveil posé sur la table de chevet, où est posé une boîte de chocolat offerte par le patron du bar que j'avais l'habitude de fréquenter. Je ne m'attendais pas à recevoir une foule de cadeaux le soir de Noël bien entendu, les amis que j'avais se comptaient sur les doigts d'une main depuis ces derniers mois.
La porte s'entrouvre, la tête de Paul, surmontée d'un bonnet de Père Noel, dépasse par l'entrebâillement. Je m'esclaffe à la vue de cette posture hilarante. iL entre, suivent Richard, Till, et trois autres hommes que je n'avais jamais vu.
J'observe la pièce, et m'observe... Des cathéters sont posés dans mes veines, je sens un tuyau remontant dans mon nez. Je ne sais même pas depuis combien de temps je suis ici.
C'est à ce moment qu'une grande infirmière entre, le sourire aux lèvres, un bloc notes dans la main.
« Elle : Bonjour Kay, comment te sens-tu ?
Moi : un peu engourdie, mais je vais mieux, merci. Depuis combien de temps suis-je ici ?
Elle : Tu es restée inconsciente pendant 72h. Tu pourras remercier tes amis, j'imagine que sans eux, tu serais morte. »
J'acquiesçais en silence.
« Elle : Tu es dépendante et accoutumée à l'une des drogues les plus dangereuses. Si tu l'acceptes, on peut te rendre ton indépendance et ta liberté. Ce sera dur, mais le sevrage durera tout au plus un an. Je te laisse réfléchir...
Moi : J'ai déjà pris ma décision... Sauvez-moi. »
Elle me sourit, sincèrement heureuse.
« Elle : Tes trois amis seront là d'ici quelques instants, ils tenaient à te voir dès ton réveil. (elle se penche un peu vers moi, et chuchotant, des étoiles dans les yeux :) Tu en as de la chance... iLs sont absolument magnifiques. »
Je souris intérieurement. Les fois où je les avais aperçus, ils étaient plongés dans l'obscurité, et pourtant j'avais été bouleversée par leur charisme. Je m'endors sur cette image angélique.
Il m'a semblé que je me réveillais seulement quelques minutes plus tard quand la même infirmière m'annonce la venue de mes sauveurs. Un souffle de stress me fit frissonner, je sens alors mes joues rougir légèrement.
Encore une fois, mes yeux sont aimantés vers les trois silhouettes que je pouvais enfin apprécier dans la lumière de la chambre. Till a de magnifiques cheveux bruns foncés, presque noirs, tout comme Richard. Le dernier est le plus petit, ses cheveux étaient dorés et courts, il me rappelle Kerstin. Tous les trois possèdent de jolis yeux bleus/gris posés sur moi, attendris. Cette vision est incroyablement apaisante. Le dernier, tout sourire, brise le très court silence attirant une chaise vers lui :
« Salut ! Je vois que tu vas un peu mieux, ah pardon ! Je ne me suis pas présenté... Moi c'est Paul. Le patron du bar nous a dit que tu t'appelais Kay, c'est joli. Ca te dérange si on s'assoit cinq minutes ? »
Sa voix est très douce, il me faut quelques secondes pour me retirer de ces rêveries.
« Moi : Oui, oui bien entendu ! Restez, je vous dois bien ça... C'est généreux de votre part, surtout qu'on ne s'est jamais vu auparavant...
Richard : Tu sais, on est tous plus ou moins passé par là, le minimum qu'on peut faire c'est te tirer de là. »
Associant le geste à la parole, il pose sa main tiède sur la mienne, et m'inonde de chaleur. Je me sens transportée de bien être. Un bien être sain. Enfin. Ce fut au tour de Till de prendre la parole de sa voix calme et pesante.
« Till : On te soutiendra pendant les prochains mois, tu peux compter sur nous. »
Les deux autres acquiescent d'un grand sourire encourageant. C'est étrange de se sentir motivée par la présence réconfortante de trois inconnus bienfaiteurs.
Les interrompant, l'infirmière annonce que la visite est terminée pour aujourd'hui, que j'ai besoin de repos, que trop d'excitation est mauvais. iLs m'abandonnent avec déception, je les regardent passer la porte, toujours animée de cette sensation de plénitude qu'ils m'avaient délivrée.
25 décembre 1993
C'est ma troisième semaine de sevrage. On m'a dit que les premiers mois étaient les plus durs, je dois être coriace. Les derniers mois ne servent qu'à s'assurer que je ne retombe pas dans la dépendance. Je me bats, et je suis soutenue comme jamais je ne l'ai été depuis que mes parents sont décédés. Aujourd'hui, j'attends une visite que l'on m'a promise. Je suis impatiente comme à chaque fois.
Till, Richard et Paul sont venus régulièrement me rendre visite. On se parle comme si on était de vieux amis. Comme si on avait vécu la même chose, qu'on avait traversé le même genre d'épreuves. C'est rassurant d'être ainsi épaulée.
Je jette un coup d'½il au réveil posé sur la table de chevet, où est posé une boîte de chocolat offerte par le patron du bar que j'avais l'habitude de fréquenter. Je ne m'attendais pas à recevoir une foule de cadeaux le soir de Noël bien entendu, les amis que j'avais se comptaient sur les doigts d'une main depuis ces derniers mois.
La porte s'entrouvre, la tête de Paul, surmontée d'un bonnet de Père Noel, dépasse par l'entrebâillement. Je m'esclaffe à la vue de cette posture hilarante. iL entre, suivent Richard, Till, et trois autres hommes que je n'avais jamais vu.
Merci beaucoup pour vos critiques super positives =D
Je m'éclate bien à écrire cette histoire, j'espère que vous continuerez
à l'apprécier, autant que j'apprécie de l'inventer ^^
Je m'éclate bien à écrire cette histoire, j'espère que vous continuerez
à l'apprécier, autant que j'apprécie de l'inventer ^^


