« Ne pas ronger mes ongles... Ne pas ronger mes ongles... »
Je secoue frénétiquement la jambe, assise sur le petit muret en dehors de l'enceinte de l'hôpital. Je suis restée cloitrée ici pendant un an, et pourtant j'y ai vécu les émotions les plus délicieuses et les plus dévastatrices que j'ai connues. Peut-être que lé désir et l'ignorance sont plus douloureux que la drogue. A vrai dire je ne préfère pas faire la comparaison. Je me concentre pour évacuer mon stress...
Je suis consciente d'avoir changé physiquement, d'être plus féminine. Je me ressemble enfin.
Mentalement, j'ai aussi... mûri. Surement à cause de tant de réflexion et de remise en question. J'espère que je ne vais pas paraitre trop... aigrie. J'espère que je vais être à la hauteur.
Dans ma tête, j'ai déjà abordé plusieurs scénarii en ce qui concerne mes retrouvailles avec Till. C'est mon casse-tête préféré depuis 3 semaines. Est-ce qu'il va m'ignorer ? Me serrer dans ses bras ? Et moi, quelle va être ma réaction... iL y a un grand point d'interrogation qui habite mon esprit. Je me force à contempler le parking en face de moi, à ne penser à rien.
Au bout de quelques minutes qui m'ont parues infiniment longues, le silence est brisé par le son, lointain, d'un moteur de voiture. Je tourne précipitamment la tête vers la source du bruit, une vague d'angoisse s'empare à nouveau de ma gorge. D'un bond, je me mets debout, toujours devant le petit muret, et accroche nerveusement la hanse de mon sac. Je vois la Volkswagen ralentir sur le parking, et, le moteur à peine éteint, trois silhouettes déboulent.
« Moi : Paaauuu.... »
A peine j'ai prononcé son nom qu'il saute dans mes bras, et me fait tournoyer comme dans un manège. On hurle allégrement de joie, tandis que je vois Richard se lancer sur nous, suivi par Doom. A nous quatre on forme une vraie boule humaine. Après quelques secondes passées ainsi serrée entre quatre hommes et en mode apnée, les bras se détendent. Je recule, le sourire jusqu'aux oreilles, et je suis tellement émerveillée que je me relance vers eux et me jette dans leurs bras ! Je sens quelques larmes de bonheur s'échapper de mes yeux.
Richard se détache, et entoure mon visage de ses mains, et plonge ses yeux bleus/gris dans les miens. Je crois que toute ma plénitude se déverse dans mon regard. Son sourire s'élargit, il dépose un baiser sur le bout de mon nez. Ces marques de tendresse me font frissonner, ce qu'il remarque. iL dénoue d'un geste rapide son écharpe noire de son cou, et l'enroule chaudement autour du mien.
« Doom : Tu es toute mignonne quand tu grelottes ! » Cette remarque fait rire Paul, qui entoure mes épaules de son bras.
« Paul : iL caille un peu dehors, j'propose qu'on rentre dans la voiture, on a pas mal de choses à se raconter !
Doom : Okay, mais pas longtemps, normalement les autres ne devraient pas tarder à arriver »
C'est à ce moment là que je me rends compte de l'absence de l'autre moitié du groupe. Bizarrement, je ne suis pas contrariée de reporter mes retrouvailles avec Till...Pour me rassurer, je me serre un peu plus contre Paul. J'entre à l'arrière la voiture réchauffée à la clim', Richard sur mes talons. Paul est à l'avant, Doom à la place du conducteur.
« Moi : Vous pouvez pas savoir à quel point vous m'avez manqué, les gars...
Richard : Toi aussi tu nous as manqué ! En tout cas, félicitations pour ta guérison, j'imagine que ça a du être difficile, toute seule,
Moi : Non justement je n'étais pas seule, c'est sûrement la première fois de ma vie que j'ai autant de soutien... Merci les mecs, je sais pas comment vous remercier.
Paul : Moi j'ai une petite idée... (il tend la joue gauche... sur laquelle je fais un énorme bisou) Ouais c'est pas mal ! Bon et maintenant, qu'est-ce que tu vas faire de ta peau ?
Richard : Promets moi que tu n'iras plus danser sur la scène d'un bar ! ... Même si c'est plutôt plaisant à voir !
Moi : (en riant) PPfff ! Non, t'inquiètes pas, je vais faire en sorte de me trouver un job un peu plus intellectuel et moins dénudé... En fait, à la base, je suis diplômée de pyrotechnie, le feu m'a toujours fascinée !
Richard : Vraiment ?? Dites, vous pensez la même chose que moi les gars... »
Les trois musiciens croisent leur regard, et un sourire furtif se dessine sur le visage de Paul.
« Paul : Je crois qu'on a trouvé un boulot pour toi, Kay !
Doom : En fait, pendant cette tournée, Till s'est aperçu qu'il s'emmerdait un peu pendant les solos, et qu'à part croiser les bras, il n'a rien à faire...
Richard : ...Du coup on a un peu joué avec le feu... Littéralement ! Paul a versé du pétrole dans la salle et Till l'a enflammé avec un petit feu d'artifice ! L'effet est super impressionnant, on n'a pas eu beaucoup de public mais les gens ont été ébahis !
Paul : Et on a trouvé un manager ! On te le présentera bientôt, il s'appelle Emu. Bon en bref, il y a eu quelques dégâts avec ces vieux effets... On s'y connait pas trop, il nous faudrait quelqu'un de compétent tu vois... »
Je commençais à comprendre...
« Moi : J'accepte ! Je veux bosser avec vous, je serai une parfaite ingénieure en pyrotechnie !
Richard : Ah ben voilà c'est parfait ! On t'a trouvé un super taff et on a réglé nos problèmes d'effets scéniques...
Doom : Je crois qu'on va pouvoir ressortir de la voiture, il me semble que les quatre autres arrivent ! »
...
... "quatre" ?
Je secoue frénétiquement la jambe, assise sur le petit muret en dehors de l'enceinte de l'hôpital. Je suis restée cloitrée ici pendant un an, et pourtant j'y ai vécu les émotions les plus délicieuses et les plus dévastatrices que j'ai connues. Peut-être que lé désir et l'ignorance sont plus douloureux que la drogue. A vrai dire je ne préfère pas faire la comparaison. Je me concentre pour évacuer mon stress...
Je suis consciente d'avoir changé physiquement, d'être plus féminine. Je me ressemble enfin.
Mentalement, j'ai aussi... mûri. Surement à cause de tant de réflexion et de remise en question. J'espère que je ne vais pas paraitre trop... aigrie. J'espère que je vais être à la hauteur.
Dans ma tête, j'ai déjà abordé plusieurs scénarii en ce qui concerne mes retrouvailles avec Till. C'est mon casse-tête préféré depuis 3 semaines. Est-ce qu'il va m'ignorer ? Me serrer dans ses bras ? Et moi, quelle va être ma réaction... iL y a un grand point d'interrogation qui habite mon esprit. Je me force à contempler le parking en face de moi, à ne penser à rien.
Au bout de quelques minutes qui m'ont parues infiniment longues, le silence est brisé par le son, lointain, d'un moteur de voiture. Je tourne précipitamment la tête vers la source du bruit, une vague d'angoisse s'empare à nouveau de ma gorge. D'un bond, je me mets debout, toujours devant le petit muret, et accroche nerveusement la hanse de mon sac. Je vois la Volkswagen ralentir sur le parking, et, le moteur à peine éteint, trois silhouettes déboulent.
« Moi : Paaauuu.... »
A peine j'ai prononcé son nom qu'il saute dans mes bras, et me fait tournoyer comme dans un manège. On hurle allégrement de joie, tandis que je vois Richard se lancer sur nous, suivi par Doom. A nous quatre on forme une vraie boule humaine. Après quelques secondes passées ainsi serrée entre quatre hommes et en mode apnée, les bras se détendent. Je recule, le sourire jusqu'aux oreilles, et je suis tellement émerveillée que je me relance vers eux et me jette dans leurs bras ! Je sens quelques larmes de bonheur s'échapper de mes yeux.
Richard se détache, et entoure mon visage de ses mains, et plonge ses yeux bleus/gris dans les miens. Je crois que toute ma plénitude se déverse dans mon regard. Son sourire s'élargit, il dépose un baiser sur le bout de mon nez. Ces marques de tendresse me font frissonner, ce qu'il remarque. iL dénoue d'un geste rapide son écharpe noire de son cou, et l'enroule chaudement autour du mien.
« Doom : Tu es toute mignonne quand tu grelottes ! » Cette remarque fait rire Paul, qui entoure mes épaules de son bras.
« Paul : iL caille un peu dehors, j'propose qu'on rentre dans la voiture, on a pas mal de choses à se raconter !
Doom : Okay, mais pas longtemps, normalement les autres ne devraient pas tarder à arriver »
C'est à ce moment là que je me rends compte de l'absence de l'autre moitié du groupe. Bizarrement, je ne suis pas contrariée de reporter mes retrouvailles avec Till...Pour me rassurer, je me serre un peu plus contre Paul. J'entre à l'arrière la voiture réchauffée à la clim', Richard sur mes talons. Paul est à l'avant, Doom à la place du conducteur.
« Moi : Vous pouvez pas savoir à quel point vous m'avez manqué, les gars...
Richard : Toi aussi tu nous as manqué ! En tout cas, félicitations pour ta guérison, j'imagine que ça a du être difficile, toute seule,
Moi : Non justement je n'étais pas seule, c'est sûrement la première fois de ma vie que j'ai autant de soutien... Merci les mecs, je sais pas comment vous remercier.
Paul : Moi j'ai une petite idée... (il tend la joue gauche... sur laquelle je fais un énorme bisou) Ouais c'est pas mal ! Bon et maintenant, qu'est-ce que tu vas faire de ta peau ?
Richard : Promets moi que tu n'iras plus danser sur la scène d'un bar ! ... Même si c'est plutôt plaisant à voir !
Moi : (en riant) PPfff ! Non, t'inquiètes pas, je vais faire en sorte de me trouver un job un peu plus intellectuel et moins dénudé... En fait, à la base, je suis diplômée de pyrotechnie, le feu m'a toujours fascinée !
Richard : Vraiment ?? Dites, vous pensez la même chose que moi les gars... »
Les trois musiciens croisent leur regard, et un sourire furtif se dessine sur le visage de Paul.
« Paul : Je crois qu'on a trouvé un boulot pour toi, Kay !
Doom : En fait, pendant cette tournée, Till s'est aperçu qu'il s'emmerdait un peu pendant les solos, et qu'à part croiser les bras, il n'a rien à faire...
Richard : ...Du coup on a un peu joué avec le feu... Littéralement ! Paul a versé du pétrole dans la salle et Till l'a enflammé avec un petit feu d'artifice ! L'effet est super impressionnant, on n'a pas eu beaucoup de public mais les gens ont été ébahis !
Paul : Et on a trouvé un manager ! On te le présentera bientôt, il s'appelle Emu. Bon en bref, il y a eu quelques dégâts avec ces vieux effets... On s'y connait pas trop, il nous faudrait quelqu'un de compétent tu vois... »
Je commençais à comprendre...
« Moi : J'accepte ! Je veux bosser avec vous, je serai une parfaite ingénieure en pyrotechnie !
Richard : Ah ben voilà c'est parfait ! On t'a trouvé un super taff et on a réglé nos problèmes d'effets scéniques...
Doom : Je crois qu'on va pouvoir ressortir de la voiture, il me semble que les quatre autres arrivent ! »
...
... "quatre" ?


