CHAPiTRe 20 : " I love the way you breathe inside my head" [ Weatherman, (+44)]

CHAPiTRe 20 : " I love the way you breathe inside my head"  [ Weatherman, (+44)]


« Et maintenant ? »

Accoudé sur le rebord de la fenêtre ouverte, il se contente de fumer en regardant Berlin se lever. L'aurore éclaire son visage d'une douce lueur orangée.

Till : « Je ne regrette pas »

J'esquisse un sourire. Cette nuit a été la plus merveilleuse que j'ai connue depuis des mois et des mois.

Kay : « Tu sais, on pourrait vivre ça constamment. Ca serait tellement plus simple si on était unis, Till. Et beaucoup moins douloureux aussi. Tu trouves pas que depuis un mois on se ment, à se regarder l'un et l'autre comme de simples potes ? Regarde, il a fallu qu'on soit ivre pour être honnête. »

Mon amant baisse la tête nonchalamment, tout dans son attitude me montre qu'il m'approuve mais qu'il en est dépité.

Till : « Ca ne serait ni plus simple, ni moins douloureux. On s'aime mais on reste comme les autres, on n'est pas des dieux et notre histoire ne sera pas immortelle. Tu comprends ? On finira nous aussi comme ces couples qui se déchirent, au bout de deux mois ou au bout de 30 ans. On finira par mourir de douleur. L'amour c'est juste éphémère, donc inutile.

Kay : Till, c'est trop tard pour dire ça. Il fallait y penser avant, avant cette nuit, avant que tu m'aies sauvé la vie il y a plus d'un an, même. Si tu ne veux pas de l'amour, tu peux carrément t'interdire de parler aux femmes, alors.

Till : Avant c'était pas pareil avec les filles, c'était moins compliqué, c'était juste physique.

Kay : Ce qui se passe en ce moment c'est pas compliqué, c'est toi qui complique, c'est toi qui a peur. T'as peur parce que tu maitrises pas tes sentiments, parce que tu te rends compte que t'es comme les autres, t'es pas insensible ni invincible. C'est trop tard pour faire un retour en arrière, on n'a plus qu'à assumer ce qu'on ressent. »

Je me glisse doucement jusqu'à lui et entoure son torse saillant de mes mains.

Kay : « Till, t'es pas malade...

Till : ...T'as raison, j'suis juste fou amoureux, pour la première fois »


3o minutes plus tard, revenus à La Caz'

Les cinq gars pioncent après cette nuit de beuverie. Till et moi, on se fait discret histoire de pas les réveiller. Difficile de se frayer un chemin entre eux, étendus à même le sol dans le Hall... On dirait qu'ils étaient trop morts pour monter l'étage jusqu'à leur chambre ! En voyant frissonner Richard, j'attrape des édredons et les dispose sur les musiciens grelottant. Till m'adresse un clin d'½il et me fait signe de le rejoindre à la cuisine.

Dix minutes plus tard, ma main droite tient ma tasse de café, ma main gauche est au creux de celle de Till.

Till : « Tu sais, les paroles de Seemann, c'est toi qui m'a inspiré. L'idée m'est venue quelques jours après notre première rencontre. Et te voilà maintenant auprès du réverbère, Le visage plein de larmes, La lumière du jour décline,Le vent d'automne balaie les rues... »

Il me regarde tendrement, et je comprends pourquoi il disait de cette chanson qu'elle est « sincère »... Elle est tout simplement inspirée de nous deux, de cette nuit où mon ancien dealer m'avait menacée, où Till et Richard avaient empêché le pire, dans cette petite ruelle, par une fraîche nuit de décembre... J'approche mes lèvres vers celle de Till.

Till : « On parlera de nous aux autres ce soir, si tu veux bien » J'acquiesce.

Les marmottes se réveillent en fin de matinée, avec une gueule de bois pas possible. Olly passe en revue les cadeaux qu'il a reçus, des CD, un t-shirt Iron Maiden, etc. L'heure du dîner arrive vite, je ressens à la fois de l'excitation et de l'appréhension, j'espère qu'ils vont bien prendre la nouvelle... Je pense qu'ils se doutent de quelque chose, ils ont peut-être remarqué que Till et moi ne sommes pas rentrés avec eux dans la nuit. Sûrement, même.

Je passe à table la dernière, et Till pose ostensiblement sa main sur la mienne en me souriant. J'aperçois Paul qui s'arrête de manger, suivi de près par Richard et les autres.

Paul (avec un sourire coquin) : « Aah ! ... D'accord !

Doom : C'est chouette ça,

Richard : Et... Depuis quand si c'est pas indiscret ?

Till : Disons que ça a été compliqué, mais ça fait un bon bout de temps, depuis qu'on s'est rencontré en fait,

Flake : Whow vous nous aviez caché ça !

Kay : On se l'est caché à nous même, aussi...

Flake : ... Et ça c'est arrangé, je suis content pour vous »

La discussion a vaguement tourné autour de Till et moi, et j'ai été rassuré que les mecs le prennent bien, j'avais peur qu'ils aient dans la tête l'image d'une fille un peu... intéressée. Rien de tout cela finalement ! Ils sont ravis, je rayonne, à la manière de Till.

Vers 22h, je m'isole dans mon camion rouillé. Adossé contre la carcasse du véhicule, je souffle de soulagement. Je suis soulagée que tout soit enfin clair, je me sens libre de l'aimer. Sur la cloison du camion, j'avais accroché une très vieille toile, celle du couple enlacé. Je souris... « Till et moi ». Ressourcée, je rejoins le « dortoir ». Je traverse le couloirs des chambres, entends Paul jouer de la guitare sèche, Flake qui parle avec Schneider. J'entre dans la chambre de Till, plongé sur ses feuilles. Un baiser tendre plus tard, je quitte sa chambre... Ce soir je suis un peu fatiguée.

Je plonge sur mon lit avec plaisir. Cette journée a été chargée en émotion. Le bonheur ça grignote beaucoup d'énergie... Après une douche brûlante, je me glisse avec délice dans mes draps. Je ferme les yeux, mais je remarque un bruit étrange. Je me concentre, les yeux fermés, sur ce son... Ce sont des sanglots étouffés, mais ils ne viennent pas de ma chambre ni du couloir. Ils viennent de l'autre côté du mur, ils viennent de la chambre de Richard.



PiX : un dessin que j'ai fait, c'est Kay ^^

# Posté le lundi 10 novembre 2008 14:11

Modifié le lundi 10 novembre 2008 14:29

CHAPiTRe 21 : Sanglots.

CHAPiTRe 21 : Sanglots.


A chaque fois que j'entends des pleurs, je frissonne. Mais là, c'est presque intenable. C'est comme si j'étais moi-même en train de pleurer, c'est douloureux. Je plisse les paupières avec force en rabattant mon drap jusqu'à mon nez, rien à faire : je me sens toujours aussi mal. J'peux pas rester comme ça sans rien faire.

Je me lève d'un bond, la tête dans les mains, « j'y vais ou j'y vais pas... », je fais les cent pas dans ma chambre pendant quelques secondes. Je m'arrête... Richard est mal, il a besoin de moi, et si jamais il veut être seul, il me le fera comprendre. En trois pas, je suis devant la porte de sa chambre et frappe trois petits coups. Pas de réponse, j'entrouvre la porte et me faufile rapidement dans la pièce plongée dans l'obscurité.
Ses sanglots s'étouffent, et tandis que je cherche une place vide sur le lit, je sens Richard se redresser brusquement.

Richard : « ... Kay ?

Moi : Oui... Désolée, je peux partir si tu veux, mais je me faisais du souci pour toi,

Richard : Non, tu peux rester, mais t'inquiètes pas pour moi, j'suis juste fatigué, ou nerveux.

Moi : A cause de quoi ?

Richard : Juste de la fatigue, t'inquiètes pas,

Moi : J'arrêterai de m'inquiéter quand tu arrêteras de pleurer,

Richard : J'pleure pas !

Moi (effleurant sa joue humide) : Ben voyons... Essaye de dormir, et n'oublie pas que j't'adore !

Richard : Ouais... » Je lui glisse un bisou sur la joue et quitte sa chambre.

Forcément, je devais pas m'attendre à ce qu'il déballe son sac, il est trop fier pour ça, c'est un homme après tout. Incapable de me recoucher, je descends à la cuisine prendre un verre de lait en ressassant ce que m'a dit mon ami. « La fatigue »... Mon cul ouais. Je sais très bien que c'est autre chose, mais il est comme moi, il veut pas importuner les autres avec ses problèmes. Sauf que je suis pas « les autres », et j'aurais voulu l'aider, car de tous les mecs de La Caz' (mis à part Till), c'est de Richard que je me sens le plus proche. Je remonte dans ma chambre, toujours dans mes pensées. J'ai du me retourner dans mon lit une vingtaine de fois avant de m'endormir, avec cette seule question : pourquoi craque-t-il maintenant ?


un mois plus tard, mi-mai 1995

Non, vraiment, qu'est-ce que j'me plais à La Caz' !
Le mixage de l'album continue, avec ses retouches, ses détails. Fialik est très content de la tournure que prennent les choses, satisfait de mon travail aussi. Les essais de pyrotechnie dans le hangar ont été très concluants, tout le monde est ravi et attend la réaction du public, en aout...

Till et moi, c'est toujours aussi merveilleux. Je crois que mon amant est devenu confiant. Richard, beh, je crois qu'il va mieux, on en a pas reparlé, j'imagine que c'était juste passager. Les autres sont tout aussi émerveillés avec l'album et tout le tralala. Comme quoi, parfois la vie daigne ressembler à un p'tit paradis.


une semaine plus tard

Le nez plongé sur mes devis de matériaux pyro', mes réflexions sont interrompues par l'arrivée de Doom dans mon camion rouillé.

Doom : « Kay ! Ramène toi en bas, Emu est là !

Moi : Okay, j'arrive tout de suite »

Je lâche mon stylo et mes papiers et emprunte l'escalier. Dans le hall, tout le monde est au rendez-vous, assis sur les canapés. Je rejoins le groupe lorsqu'Emu Fialik commence à parler.

Emu : « Je suis venu pour vous proposer quelque chose. Comme vous le savez, j'ai réussi à vous programmer quelques petits concerts en août, mais pour faire un peu de promotion, j'aurais besoin de 3 ou 4 d'entres vous. Till, ta présence est indiscutable.

Till : Okay, pas de problème.

Emu : Kay, j'aurais bien voulu que tu sois présente mais tu m'as l'air très occupée avec la pyrotechnie, en ce moment...

Kay : Ouais, désolée je vais devoir me passer de cette petite excursion.

Flake : Je peux pas vous accompagner non plus, il y a encore pas mal de boulot sur les effets électro en studio,

Emu : Okay, pour les trois derniers, décidez vous, moi j'avais pensé à Doom et Olly, plus un des guitaristes...

Paul : Heu moi j'veux bien ! Si ça te dérange pas Richard ?

Richard : Non 'y a pas de problème, je resterai ici pour aider Flake au studio.

Emu : D'accord, donc Till, Doom, Olly et Paul, préparez vous à partir demain matin, on va sillonner quelques grandes villes d'Allemagne pour faire de la publicité, j'ai déjà quelques rendez-vous pour des émissions radios, et une télévisée. On va peut-être faire un tour en Belgique et en France mais c'est pas encore sûr.

Kay : et ça va prendre combien de temps cette « promotion » de Rammstein ?

Emu : Une douzaine de jours au minimum, on vous tiendra au courant ! »

Le soir même, je commence à appréhender les deux prochaines semaines. Heureusement que Richard et Flake seront là, mais les autres vont me manquer, en particulier Till, bien sûr... La Caz' va paraître bien vide. Je rabats mon drap jusqu'à mon nez et essaye d'endormir ma mélancolie. Till est à côté de moi, il dort déjà profondément.


# Posté le dimanche 16 novembre 2008 11:12

Modifié le dimanche 16 novembre 2008 11:40

CHAPiTRe 22 : L'ANGe.

CHAPiTRe 22 : L'ANGe.


le lendemain

Bip Bip Bip, Bip Bip Bip, Bip Bip Bip...

Oh non, déjà ? Till, en grognant, abat sa paume sur le réveil. A peine le temps de m'étirer qu'il est déjà debout, en route vers la salle de bain. Je soupire en fixant le plafond. J'ai pas vraiment envie que Till parte.

Une quarantaine de minutes plus tard, les quatre hommes s'apprêtent à prendre la route. Je dis au revoir à Paul, Doom et Olly, puis c'est au tour de Tll.

Moi : « Prends soin de toi, je t'aime...

Till : Oui maman ! Prends soin de toi aussi, ma belle »

Une fois leur voiture partie, je reste plantée sur le parking, à regarder les nuages gris qui commencent à couvrir le ciel. Je sens une main se poser sur mon épaule, et m'entrainer vers La Caz'. Richard me sert contre lui, « on ferait mieux de rentrer, il va pleuvoir d'ici quelques secondes ».

L'après-midi, Flake reste au studio. J'ai passé quelques heures à jouer de la gratte avec Richard. Au début, mon ami répète calmement ses morceaux, je l'accompagne à la guitare rythmique. Puis on se met à chanter, à monter le son de l'ampli... Et là, Richard se lève et joue « Herzeleid » comme s'il était en plein concert. Je le suis des yeux en me marrant, il passe devant moi et me tire de force, toujours dans son délire... Et quand Flake est rentré, il nous a trouvés en train de sauter dans tous les sens sur « Du riechst so gut », telles des stars du rock devant un stade entier de fans déchaînés.

Flake : « Jolie bande de tarés... »

Vers 20hoo, Richard et moi on avait joué tous les morceaux de Rammstein, ceux d'ACDC, de Kiss, Guns n' Roses... On était crevé à force de rire comme des aliénés, mais ça a été un moment magique, j'm'en souviendrai à jamais. J'ai trouvé un frère à La Caz'.


Quelques jours plus tard, fin mai

Moi qui craignais de me languir de Till, je ne vois pas le temps passer finalement. Je passe des supers moments avec mes deux potes, et en particulier avec Richard. Je découvre que ce gars est plus sensible qu'il n'y paraît, qu'en fait on se ressemble en tout point. C'est un vrai frère pour moi, mon jumeau, mon binôme. C'est malheureux à avouer, mais tant que Richard est là, j'oublie Till, je ne ressens pas cette sensation de manque que je suis sensée éprouver. J'aime Till c'est sûr, mais avec Richard, c'est comme une fusion.

Il est un peu plus de 21hoo, le plateau-télé à trois est terminé. Flake est crevé, il travaille encore beaucoup sur les arrangements de l'album. Richard et moi on est fatigué, aussi, mine de rien on bosse pas mal sur la pyrotechnie. Mais même si on est fatigué, on respecte toujours cette petite habitude qu'on s'est inventée : je passe au moins deux heures dans sa chambre après le dîner, et on parle de tout, de nos origines, de nos idées, de nos projets... De tout.

Moi : « Tu sais quoi, je suis vraiment heureuse de te connaître

Richard : D'ailleurs je me demande bien ce que tu ferais sans moi !

Moi : Hey ! J'suis sérieuse moi !

Richard : Je sais... Bon, plus sérieusement alors, moi aussi je suis très heureux de t'avoir trouvée. »

Ses yeux bleus me transpercent, on s'échange un sourire. On a parlé longtemps encore dans la nuit, allongés l'un à côté de l'autre. Le lendemain matin, j'ouvre les yeux et m'aperçois que je me suis endormie sur son lit. Je me tourne et vois mon frère de c½ur encore dans les bras de Morphée. Je suis plutôt bien, ici, et je reste à le regarder, ma tête appuyée sur ma main. Il ressemble à un ange. Sa présence m'apaise, qu'il me parle ou non.

Sa main est posée sur son ventre, et j'ai l'irrésistible envie de l'effleurer. Je pose mes doigts sur sa main, le plus délicatement possible, et les fais courir sur sa peau tiède. Je suis quasiment au dessus de lui, qui est allongé sur le dos, les yeux fermés. Ma main remonte le long de son bras, jusqu'à son coup, et son visage, et j'ai l'impression de toucher un ange.

Je me redresse pour m'arracher à cette vision angélique, et file dans ma chambre, prends quelques affaires pour finalement atterrir dans la salle de bain. Je suis troublée, j'essaye de penser que l'eau brulante qui coule sur mon corps emporte aussi ce truc qui me fait trembler. « Richard est mon frère, mon pote. C'est parce que Till me manque que je me sens si bizarre en ce moment... » Je parle tout bas, comme pour réciter une prière.
Dans la cuisine, je vole une bouteille de jus d'orange et un paquet de céréales, puis je fuis vers mon camion rouillé. Je plonge dans le travail pour oublier tout ce que je ne comprends pas.

Dans l'après-midi, il est convenu que Richard et moi on fasse des essais dans le grand hangar, pour tester le matériel que j'ai fini de construire. Richard est très impressionné par le lance-flammes, et l'idée du chapeau enflammé lui plaît beaucoup, en fait c'était son idée à lui. Il essaye aussi le gant de Till, celui qui crache des étincelles de feu. En dernier, je l'aide à enfiler le lourd manteau de métal que j'enflamme prudemment. On compte quelques minutes, Richard commence à avoir un peu chaud, puis j'éteins le brasier. Le manteau enlevé, Richard souffle et essuie son front.

Richard : « Je commençais à avoir chaud là dedans ! » Ruisselant, il enlève son t-shirt et se dirige vers le robinet à eau quelques mètres plus loin. Mes yeux restent accrochés aux lignes de son torse et de son dos. Richard revient vers moi, toujours torse nu et trempé.

Richard : « Ca va ?

Moi : Hein ?

Richard : Pour les essais d'aujourd'hui, t'as vu des bugs ? Moi je crois que c'est bien au point là,

Moi : Oh, oui je crois que ça me plaît aussi ! »

Oui, cette vision me plaît, beaucoup même.




En fait je me suis rendue compte que j'ai le temps
d'écrire uniquement le weekend, désolée... =(

# Posté le samedi 22 novembre 2008 11:53

Hello =)

Hello =)
Bonsoir les amis ^^ (ou bonjour, vu l'heure)

bon je me décide, après une brève réflexion, à faire cet article. Ça fait un mois que je n'ai pas écrit de nouveau chapitre, et je viens de me rendre compte que non seulement pendant ce mois ci, je n'ai pas eu le temps de me concentrer sur ma fiction, mais pire, que je n'avais plus envie de la continuer. Pourtant, j'ai pris pas mal de plaisir à l'écrire pendant ces quelques mois, mais là, je n'en ressens plus le besoin. Je crois que j'ai juste eu besoin de cet atelier écriture pour "désacraliser" Rammstein. Et aussi, j'avais pas beaucoup le moral depuis cet été, pour diverses raisons personnelles, d'ailleurs mes notes ont un peu illustré cette grosse baisse de moral. Mais là ça va beaucoup mieux, avec un peu de temps, de repos et de remise en question (et avec le soutien de mes amis ^^) je me sens mieux. Mon moral a remonté en flèche et mes notes aussi ^^ Je n'éprouve plus le besoin de faire souffrir mon personnage fictif à ma place. Je regrette pas d'avoir écrit tout ça, je crois que ça m'a permis d'évacuer un peu tout ce qui me faisait souffrir, c'est une drôle de thérapie mais ça marche, un peu comme un journal intime.
Bon c'est pas très cool d'abandonner tout comme ça, je l'avoue. Si jamais vous avez envie de continuer ma fiction,avertissez moi et je vous donne l'entier accord ! ^^ Si personne ne se manifeste, je peux raconter en quelques lignes la suite que j'avais prévu il y a quelques semaines, même si j'avais pas énormément d'idées.
Voilà c'est dit ^^ alors je vous souhaite de très bonnes vacances, des joyeuses fêtes, profitez de ce temps là pour vous reposer ^^
clara.

(ps: d'ici la fin des vacances, je supprimerai ce blog) (mais je viendrai de temps en temps lire l'évolution de vos fictions ^^)

# Posté le samedi 20 décembre 2008 19:17

[[ The End ]]

[[ The End ]]
[ Comme promis, je fais un petit bilan de la fin que j'avais vaguement projeté d'écrire... ]

Les quatre membres de Rammstein ont fini par revenir de leur "tournée promo". Pendant deux semaines, Till a été absent et j'ai trouvé, durant son absence, un amour bien plus fusionnel... Ce genre d'amour qui ne devrait jamais voir le jour, celui dont on a un peu honte parce qu'il n'entre pas dans les m½urs, mais qu'on ne peut renier. Malgré moi, je suis tombée amoureuse de Richard, ou plutôt, j'ai découvert mon amour pour lui. Car cette passion envers Richard, il me semble qu'elle avait juste été piétinée par la fascination que j'avais pour Till. Jusqu'alors, je n'avais de yeux que pour l'immense chanteur charismatique, il a fallu qu'il me quitte pendant quelques jours pour que je remarque un autre soleil. Et là, impossible de me mentir, j'étais profondément amoureuse du guitariste, tellement que j'en perdais mes moyens et décidai de garder ce secret pour moi.

Quand Emu est rentré à La Cas' suivi par les quatre musiciens, j'étais bouleversée, déchirée entre la culpabilité et la force venue de ce nouvel amour. Il a fallu un seul événement, celui qui a déterminé l'avenir, celui sans lequel j'aurais sûrement continué comme si rien ne s'était passé pendant les deux semaines de complicité avec Richard. Sans cet événement, j'aurais certainement feint mes véritables sentiments, qui dépassaient pourtant l'attirance envers Till. Avant tout, je ne voulais pas blesser ce dernier. Je ne voulais pas créer de complications.

Cet "événement", c'est la découverte d'une photo que j'ai trouvé par hasard sur un site de fans de Rammstein. Très distinctement, on pouvait deviner sur cette photo, prise pendant les deux semaines de promotion du groupe, Till enlaçant et embrassant passionnément une jeune blonde dans un bar enfumé. Cette photo, c'était l'occasion parfaite pour me séparer du chanteur. La rupture n'a pas été une torture comme dans certains couples qui ont connu l'adultère. Cette rupture a juste été un argument de plus pour Till, qui m'avait prévenu quelques mois auparavant que notre amour ne pouvait pas être difficile. Il connaissait bien sa nature, son incapacité à la fidélité, je la connaissais moi aussi, et pour cela je ne lui en ai pas voulu. Il avait eu raison depuis le début : il n'est qu'un homme.

J'étais étonnement apaisée par la tournure que prenaient les choses. Si j'étais restée innocemment avec Till, je me serais trahie. Mais célibataire, n'allez pas croire que je me suis jetée dans les bras de Richard. Non, je n'imagine même pas les problèmes qui auraient découlé de ce geste. Malgré tout, je me suis débrouillée pour révéler mes sentiments au guitariste. Un soir, où comme à mon habitude je passais deux ou trois heures à bavarder en sa compagnie dans sa chambre, je me suis hasardée à lui tenir la main. Ce message lui a suffit puisque c'est lui qui m'a embrassé. Alors, on s'est caché. Aucun geste qui aurait éveillé le soupçon lorsque Richard et moi n'étions pas seuls, on gardait la tendresse pour la nuit. Cette relation bien cachée a duré jusqu'à ce que leur tournée générale prenne fin. A ce moment là, je me suis lassée de cette partie de cache-cache, et je ne pouvais pas rendre notre relation officielle alors que Rammstein prenait de l'ampleur et que ma rupture avec Till était encore fraîche. Je me suis assurée qu'un nouveau pyrotechnicien prenne ma place, et j'ai plié bagage, laissant une lettre à Richard. J'ai fui l'Allemagne et me suis exilée en Amérique, ne laissant aucun numéro où l'on puisse me joindre. Installée à New York, j'ai établi un atelier et monté une galerie d'art.

En quelques année j'ai acquis une certaine réputation dans le milieu artistique. J'étais merveilleusement bien épanouie sur le plan professionnel. Forcément, je ne pouvais pas me contenter de ça pour être pleinement heureuse. Oui j'ai eu des amants, des conquêtes, mais rien de bien sérieux, jamais de relation platonique, comme celle que j'avais connu avec Richard. C'est alors qu'en 2005, je l'ai croisé pendant un vernissage. J'avais toujours un peu évité d'entendre parlé de Rammstein, histoire de ne pas remuer le couteau dans la plaie. Mais le revoir a ravivé en moi des souvenirs doux et passionés, et j'ai deviné la même sensation dans le bleu de ses pupilles.Forcément on s'est reconnu, on s'est retrouvé... Et on s'est aimé.


voilà, c'est fini les amis ^^
Voulez vous que je laisse mon blog activé ?
Je vous souhaite de joyeuses fêtes =)

# Posté le lundi 29 décembre 2008 17:08